les mésaventures de Marie

Embarquement dans le Poisse-Express : la suite .

La poisse continue

Voici la suite tant attendue ( je l’espère ) de mon périple au Havre.
Je pense faire une 3ème et dernière partie, vous comprendrez en lisant le récit d’aujourd’hui .
Parlons à présent, de mon retour sur Annecy.
Le vendredi commence par un optimisme certain en avalant mon petit déjeuner.
Que peut-il m’arriver de pire qu’hier !
Franchement, rien donc je passe une matinée en réunion, fort agréable.

Il est à présent 11 heures.
Il est temps pour nous de repartir dans nos villes respectives et prendre des trains différents pour le retour.
Moi, j’ai le plaisir de voyager avec une collègue jusqu’à Paris.

L’attente

Rentrons une nouvelle fois dans le vif du sujet, en nous imaginant dans le train prêtes à partir.
Tout est parfait, nous avons nos billets, nous sommes à la bonne place et sommes à l’heure.
Le paradis sur Terre !!
Le train doit initialement partir à 12 heures.
Nous sommes en train de discuter et ne regardons pas l’heure lorsqu’un passager commence à se plaindre du retard.
Je me rend compte alors qu’il est déjà 12h30.
A ce moment là, une annonce se fait entendre dans le train pour nous annoncer qu’il ne partira pas tout de suite.
Nous n’avons pas plus d’informations, pas de temps d’attente annoncé, rien .
Je regarde ma collègue et nous partons dans un fou rire incontrôlable .
« Tu n’as pas dit ce matin qu’aucune catastrophe n’arriverait aujourd’hui ? » me dit-elle en rigolant.
« Pour le moment c’est un petit retard d’une demie heure » dis-je en souriant confiante.
Je ne suis pas seule, nous avons de quoi grignoter et des magasines.
Au fil des minutes, mon sourire se fait malgré tout, de moins en moins confiant car nous sommes dans l’ignorance totale de ce qui se passe.

L’insoutenable vérité

Et d’un seul coup, une nouvelle annonce nous glace le sang .
Elle nous informe que le train restera en gare jusqu’à nouvel ordre .
MAIS POURQUOI !!! QUELQU’UN M’EN VEUT SUR TERRE OU AILLEURS ??
Imaginez-vous, coincés en gare du Havre ( je n’ai rien contre les havrais et nous avons été très bien accueillies mais JE VEUX RENTRER CHEZ MOI !!! ).

Pratiquement au même moment que l’annonce, je reçois un SMS d’une de mes collègues partie une heure avant notre départ initial.
Elle me précise que son train est également à l’arrêt depuis 45 minutes, en pleine campagne.
S’en suivent d’interminables minutes d’attente, entrecoupées de blagues sur ma légendaire poisse.
Puis, la terrible nouvelle arrive par SMS.
Ma collègue, coincée au milieu de nulle part, nous annonce que son train a heurté un homme qui avait décidé de se suicider.
Désolée pour le côté dramatique et morbide du texte mais ce fait est la triste réalité.
Dans ces circonstances, la SNCF doit collaborer avec la police et stopper le train durant de nombreuses heures afin de récolter un maximum d’indices.
Autant vous dire qu’on ne rigole plus du tout .
A cet instant, un contrôleur rentre dans notre train et nous explique la situation, il nous conseille de descendre car nous sommes à l’arrêt pour un minimum de 2 heures.
Mon monde s’écroule car je calcule rapidement ce que font 2 heures dans mon planning de la journée .
Ces heures précieuses vont me faire forcément rater ma correspondance.
Nous décidons de sortir du train et d’aller manger en terrasse, non loin de la gare.
C’est tout même mieux que ceux qui sont cloîtrés dans le train du malheur avec des chips et des bouteilles d’eau ( la SNCF fournit ).
Le repas m’a légèrement décontracté et j’en ai profité pour réorganiser mon retour .
Quand je pense à la comédie de la veille pour avoir mon précieux billet qui ne sera plus valide dans quelques heures.
En étudiant le site très intuitif ( de la SNCF ) qui m’en veut tout le temps, je me résous à l’idée d’arriver à 23 heures à la maison et non 19 heures.
Au bout d’une heure et demie nous retournons dans notre wagon, repues et pleines d’espoir.
C’est à ce moment là qu’un SMS de mon indic m’apprend qu’ils ont été évacués dans un autre train et sont repartis.

Une lueur d’espoir #2

Un soulagement intense et une bouffée de bonheur me traversent le corps.
Enfin, nous allons pouvoir partir !!
C’est un plaisir inexplicable que de se dire qu’on peut envisager un retour chez soi, cela rassure.
Je vous assure que toutes ces péripéties sont épuisantes pour les nerfs.
Quelque temps plus tard, notre train quitte la gare .
Mais après une demie heure, il est stoppé brutalement .
Notre voisin de siège qui fait ce trajet chaque semaine, remarque que nous ne sommes pas passé par l’itinéraire habituel.
Malheureusement, nous communiquons avec lui et c’est une erreur de notre part.
Remarquez, nous avons appris de nombreuses choses comme le fait que le train de 12 heures est surnommé le train des suicidés à cause du choix que font les désespérés de la vie pour cette ligne et cette heure afin d’en finir avec leur malheur.
Triste constatation qui rend la situation encore plus dramatique.
Malgré ces informations intéressantes, notre voisin nous gonfle de plus en plus.
Le verbe gonfler est à la hauteur des longues minutes où sont débit de paroles incessantes nous atomise peu à peu.
Profitant de quelques secondes de répit, sans se consulter nous fermons les yeux , feignant de dormir.
Mais elle marche drôlement bien cette technique !!

Finalement, le train repart.
Nous avons été obligé de dévier du lieu de l’accident, ce qui explique le chemin différent.
La dernière heure du voyage se passe entrecoupée d’arrêts.
Nous arrivons ravies mais stressées pour la suite, gare Saint Lazare.
Et d’un trajet qui devait initialement duré 2 heures, nous sommes passées à un temps d’attente de 5 heures.
Et ce n’est pas terminé …

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