les mésaventures de Marie

Distraite, moi ?


De part mon côté « tête en l’air », il m’arrive souvent de vivre des moments assez étranges.

Celui d’aujourd’hui en ai un.

Je peux aisément le positionner dans la catégorie Mésaventures.

Partons ensemble pour ce nouvel épisode.

La voiture de location

Il est 9h du matin, j’ai déposé les enfants au collège.

Il ne me reste plus qu’à prendre possession de la voiture de location.

La boule au ventre, je me gare devant le bâtiment, persuadée que je vais encore me retrouver avec un véhicule incontrôlable .

Je leur ai pourtant mille fois expliqué que je désirais une voiture des plus basiques.

Je me dirige vers le comptoir anxieuse.

L’on m’explique, qu’à cause d’un problème technique sur la C3 qu’on devait me donner, j’aurais finalement une Polo.

Devant la nouvelle, je souris et cache mon désarroi .

Une Polo ! Très certainement avec un milliard de gadgets à maîtriser !

J’en ai un frisson d’horreur !

Soit , c’est un nouveau challenge qui s’offre à moi.

En fait, je suis complètement paniquée et le challenge, je m’en moque !

Quelques minutes plus tard, je pars et m’aperçois que l’automobile n’est pas si terrible à conduire.

Je roule depuis une heure maintenant, lorsqu’au loin , j’entrevois un tunnel.

Je m’apprête à actionner les feux de route et me rends compte qu’il n’y a pas ce genre de bouton dans la Polo.

Mes mains se mettent à trembler, le tunnel se rapproche et aucune solution ne me vient à l’esprit.

Je le traverse donc, sans feux, en me faisant klaxonner et aveuglée par les appels de phare.

– Vous croyez que je le fais exprès, bandes d’ignorants !!!!

Sortie de ce maudit tunnel, je trouve une aire d’autoroute et appelle mon mari, mon éternel Sauveur !

Mais à distance, impossible de m’aider.

Je n’ai que la notice de la voiture et je passe 20 minutes à chercher.

Enfin, je trouve ! C’était tout simplement sur le côté, bien caché.

Je repars légère et rassurée.

Je continue ma route jusqu’à l’aéroport de Lyon où je dois prendre mon avion.

Pour une fois, le vol se passe sans encombre.

Pas de problème de douane ou de vol annulé.

L’hotel introuvable

J’atterris sur Lille où je dois passer deux jours de formation.

Je prends un taxi, m’installe confortablement et donne au charmant monsieur le nom de mon hôtel, le B&B de Lezennes ( banlieue de Lille ).

Il me confirme qu’il connait très bien cet endroit et nous prenons la route.

Une musique antillaise envahie le véhicule et apporte un peu de soleil à cette journée nuageuse.

Je ne serais d’ailleurs pas étonnée qu’il pleuve aujourd’hui .

Nous arrivons , l’homme sort mes bagages et nous nous quittons ainsi, en nous souhaitant une bonne journée.

J’entre donc dans l’hotel bondé et attend patiemment .

Mon tour arrive bientôt et je donne ma réservation à une sympathique hôtesse .

Je la vois chercher sur son ordinateur, l’air un peu préoccupé et par expérience, je n’aime pas cela.

– Madame, nous n’avons pas de chambre à votre nom. Il me semble que vous n’êtes pas au bon endroit.

– Pardon ??

– Nous avons deux B&B dans la zone. Je vais appeler mes collègues afin qu’ils me confirment votre réservation.

Désespérée, j’attends sans bouger.

L’hôtesse me confirme que je ne suis pas au bon endroit et me propose de m’appeler un taxi .

Je refuse en me disant que je pourrais un peu marcher, c’est bon à la santé.

Me voilà partie, motivée pour prendre un peu l’air et visiter .

Après tout, je suis renfermée depuis ce matin.

C’était sans oublié ma valise ( d’accord à roulette ! ) et mon sac à main qui me tombe lentement sur le bras .

Et quelle idée j’ai eu de vouloir visiter, il n’y a que le trottoir et un terrain vague.

D’ailleurs, comment vais-je faire si on m’attaque ? Je suis seule, chargée et sans défense.

Etrange, j’ai l’impression d’avoir le front trempé.

Nous sommes en Septembre et je fais du sport avec 10 kg sur l’épaule gauche mais je ne transpire pas tant.

Je lève alors les yeux aux ciel et de gros nuages noirs menaçants m’indiquent que je vais passer un sale moment.

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Comme si ces satanés nuages attendaient que je les regarde pour me lancer des trombes d’eau sur la figure !

A présent, je cours .

Je regarde au loin, espérant découvrir l’enseigne de l’hôtel mais je ne vois bientôt plus rien.

Il faut dire qu’ayant des lunettes, cela devient réellement compliqué.

Je décide de les enlever, elles ne me servent plus de toutes façons .

A cet instant précis, j’ai franchement envie de pleurer et regrette amèrement le taxi.

Au bout de deux kilomètres, je vois enfin la vie, une rue, des restaurants, des hôtels, Mon hôtel !

Je passe la porte, trempée et aveugle .

Il est 18h , je me moque complètement des paroles de l’hôtesse , me concentrant sur mes lunettes et le distributeur de boissons.

Un chocolat chaud sera parfait et puis aussi des cookies froids feront l’affaire pour le dîner .

Ce soir, c’est décidé ! Pas de restaurant !

Je finirai la journée dans mon lit, sous la couette !

Je n’aime pas les péages

La journée du lendemain se passe sans problème.

Il est temps pour moi de prendre mon avion pour retourner à la maison.

J’appréhende un peu de voir la voiture de location que je vais récupérer à l’aéroport .

Peut-être une Porsche …

Tout peut arriver !

C’est finalement un paquebot .

Enfin, une Clio Break, longue et pénible à manoeuvrer et surtout avec un gros bouton en guise de démarreur !

Au fur et à mesure des kilomètres, je me surprends même à l’apprécier.

J’arrive bientôt à un péage.

Je déteste les péages ! Il m’arrive souvent malheur aux péages …

Je passe lentement, méfiante .

J’introduis ma carte bancaire, récupère mon ticket et m’apprête à repartir.

La voiture se met alors à tousser et cale brutalement.

A cet instant, la barrière s’abat sur le capot et une sirène stridente se met à hurler .

Je regarde autour de moi, persuadée qu’une voiture de police va venir m’interpeler .

Je tente de me calmer et essaie de redémarrer mais rien y fait.

Hystérique, j’appuie sur tous les boutons.

Au bout de ce qui me parait être une éternité, et comme par magie, j’arrive à redémarrer.

Mais la barrière est toujours baissée.

C’est alors que je maintiens l’embrayage et le frein, tout en parlant à la personne de l’interphone qui m’explique la marche à suivre.

La barrière se lève enfin et je pars, accrochée à mon volant.

Il est 22 heures lorsque j’arrive chez moi, épuisée par ce séjour.

Bon, nous sommes bien d’accord que tout cela aurait pu être évité, sans ma distraction et ma panique légendaire !

 

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